Compte-rendu d'activité des élèves scientifiques

Journée du cerveau

 A la demande des élèves de 207,  le mercredi  3 mai  un speed recherche  "Cerveau" s'est tenu au lycée, organisé par Pierre-François Méry  (Inserm - Institut de Génomique Fonctionnelle-Dynamique des canaux calciques et nociception).

  • « L'alcoolisation (notamment bingedrinking) »,  P.F. Mery  (IGF)
  • « Les drogues (le cannabis) »,  Emmanuel Valjent (IGF)
  • « Le stress, bon ou mauvais», Isabelle Chaudieu (INSERM)
  • « L'hygiène de vie alimentation », Magali Ravier (IGF)
  • "La douleur", Sophie Laffray (IGF)
  • "Rythmes biologiques", Xavier Bonnefont (IGF)

A la fin des deux heures, les élèves ont produit sur chaque thème un résumé avec des conseils de prévention  pour informer leurs camarades du lycée.   

Au total, environ 34 élèves ont été concernés par cette intervention.

Les élèves de 207 et les professeurs, M. Fabre, Mme Berger  et Mme Kubisz, tiennent à remercier tout particulièrement l'ensemble  des chercheurs qui ont gentiment accepté de venir au lycée pour répondre aux questions de nos élèves.

Sur la photo, on voit le professeur Xavier Bonnefont au premier plan qui écoute les questions des élèves sur les rythmes biologiques.

 

Journée prévention

 

L'alcoolisation : Interview de Pierre-François MERY (IGF) 

 

            Faire une chose répétitive laisse des empreintes et mène à la dépendance. L'alcool produit une modification de l'ensemble du cerveau. La communication entre les neurones est modifiée par l'éthanol. Il y a 100 Milliards de neurones dans le cerveau. Un neurone reçoit  10000 connections venant d'autres neurones.

L'éthanol agit au niveau de l'extrémité des prolongements de neurones (appelés axones) qui assurent la communication entre deux  neurones: cette zone est appelée synapse et la communication est de nature chimique. Ce sont les récepteurs gamma des neurones qui sont désinhibés lors de la consommation d'alcool. La communication entre deux neurones est alors modifiée, ce qui peut parfois conduire à la perte de mémoire.

            Le cerveau est un ensemble de neurones réparti en différentes zones.  La mémoire est  localisée entre les différentes zones du cerveau, par exemple dans l'hippocampe ou le cortex cérébral.

La désinhibition correspond à une reprise d'alcool mécanique qui vient des réseaux qui le planifient comme un système de récompense.

            Cela n'a pas de sens de juste demander à un alcoolique d'arrêter d'un coup de prendre de l'alcool car son cerveau s'est réorganisé, reprogrammé pour cette prise d'alcool, avec le système de récompense et de manque. Même chez quelqu'un qui a arrêté depuis des années, la vue ou la prise d'alcool stimule aussitôt le système de récompense.

            La même prise d'alcool prise en une ou plusieurs fois met le même temps à s'évacuer. Mais si tout est pris en même temps, le niveau d'ébriété est plus élevé,  alors qu'au fur et à mesure, le niveau d'ébriété est plus bas.

La gueule de bois vient d'un ensemble de mécanismes pas vraiment expliqués. Le cerveau est déshydraté, le foie fonctionne mal et l'éthanol modifie les cellules, cela change la manière dont on utilise le sucre. Les diabétiques peuvent donc rencontrer des problèmes liés au sucre en consommant de l'alcool.

Nos émotions proviennent d'un ensemble de réseaux qui sont perturbés par l'alcool, ce qui donne

lieu à des effets caricaturaux liés aux informations reçues en permanence.

La dépendance à l'alcool grandit avec l'âge alors que la dépendance au tabac est la même à tout âge.

Conseils

Les jeunes ont leur système nerveux en formation, c'est pourquoi il est encore plus déconseillé pour eux d'en consommer, puisque les dégâts peuvent être plus durables.

Sarah Charasse, Mona Jennepin, Léo-Paul Joseph,  Séverin Loesner,  Roxane Loew

 

La douleur : Interview de Sophie LAFFRAY (IGF)

Qu'est ce que la douleur ?

La douleur c'est un peu comme un sixième sens, c'est une sensibilité perçue par des capteurs qui vont envoyer un signal passant des nerfs, à la moelle épinière jusqu'au cerveau: si on touche une aiguille le message sera : ça pique !

Utile ou inutile ?

            La douleur est utile dans le sens où avant tout c'est un indicateur de danger, elle va alerter le cerveau qui va réagir en conséquence. Les seuils de douleur chez chaque individu changent en fonction de l'âge, du sexe, ou même de l'état émotionnelle où nous nous trouvons. 

            Mais chez certaines personnes des douleurs resurgissent même quand il n'y a plus de fractures et qu'elles sont  totalement guéries. Ce sont des douleurs chroniques et c'est une vrai pathologie.

Il y aussi des personnes dotées d'une hypersensibilité des capteurs: c'est un problème neuronale qui va exagérer le sens du toucher.

            Mais aussi, il existe des personnes dotées de fibres sensitives défaillantes:  le cerveau ne capte alors plus le signal de douleur émis et la personne a alors une espérance de vie réduite à quelques dizaines d'années.

Conseils

Les conseils que l'on peut vous donner sont d'avoir une bonne hygiène de vie, le sport va agir comme un protecteur de douleur, mais aussi de ne pas vous submerger d'émotions négatives, ce qui aggrave la douleur. La prise immédiate de médicaments n'est pas conseillée, si nous avons une légère fièvre c'est qu'il se passe des choses dans notre organisme. Ne pas prendre de médicament est en fait mieux que de « combattre » la douleur.

JAMBAC ZAREH Caitlin, BLANCHET Alan, BONEVILLE Victor, JEAN Paul, MCKENNA Eve, GUY Baptiste

 

Les drogues, les abus : Interview de Emmanuel VALJENT (IGF)

            Dans le cadre de la journée sur le cerveau, le chercheur Emmanuel Valjent de l’IGF de Montpellier (Institut de Génomique Fonctionnelle) a parlé des drogues et de ses abus avec les différents groupes de la classe de 207 du lycée Jean Monnet.

Les drogues peuvent être consommées de différentes manières comme par inhalation, par injection ou par voie orale notamment, mais elles présentent dans tous les cas des dangers. Chez l’adolescent comme chez l’adulte, les drogues entrainent de nombreux problèmes au niveau de la santé physique et mentale. Ces conséquences sont irréversibles et peuvent s’avérer très graves même si la consommation de drogues se fait rare ou occasionnelle .

La consommation de drogue peut entrainer des déficits d'attention, de concentration, des trous de mémoire, des problèmes cérébraux avec une disparition de matière "nerveuses", des problèmes cardio-vasculaires, un risque élevé de contracter des infections sexuellement transmissibles, une perte de poids, une dépression, des hallucinations et bien d’autres problèmes.

Conseils

Lors d’une consommation de drogue, de la dopamine est libérée par le cerveau puisqu’il associe cette consommation au plaisir. Une fois que les effets de la consommation se seront dissipés, la personne va être en manque. Une dépendance ou une addiction survient alors et il est très difficile de s’en débarrasser.

Il vaut donc mieux ne pas commencer à en prendre pour éviter de devenir dépendant.

 

DEDIEU Thomas, GARY Eliot, GIRO Rémi, HANON Quentin, LE CROM Hugo, THOÏ Alan

 

Les rythmes biologiques : Xavier BONNEFONT (IGF)

 

Définition :

Un rythme biologique est un cycle régulier et involontaire que possède tous les êtres vivants.

En effet, les plantes, les animaux, les hommes et même les animaux vivant dans des grottes, comme certains poissons qui  ne voient jamais le jour se calent sur un cycle de 24 h en fonction des animaux qui sortent de la grotte à une période précise de la journée.

Durant ces 24h, il y a des moments de nutrition, nous mangeons tous durant notre période d'activité mais cessons la nuit. La rupture de ce cycle peut entraîner l'obésité (manger la nuit bouleverse notre équilibre physique).

Le cycle de 24h ne peut être modifié. Des tests ont été effectués sur des souris, mais il ne peut varier qu'entre 19h et 33h. La photosynthèse des plantes nous montre également l'existence d'un cycle de 24h qui se réfère à tous les êtres de cette planète.

Conseils

Ne pas forcer son corps à vivre au-delà de 24h
Respecter son temps de sommeil
Ne pas changer de rythme brutalement
Ne pas manger la nuit
Éviter le travail de nuit (sauf si on dort le jour pour respecter son cycle de 24h)

 

BELLIN Coline, DIAZ Audrey, FAYOLLE Candice, LEPRINCE Léa, ROUX Eloïse.

 

Le stress, bon et mauvais :
Interview de Isabelle Chaudieu (INSERM) Fac de sciences, neurobiologie moléculaire

 

Qu'est ce que le stress ?

Le stress est une réaction chimique naturelle du corps qui contrairement à ce que l'on pourrait penser est vital et a un rôle important dans notre organisme. (Ex: instinct de survie, régulation de la température du corps…).

D'où provient le mauvais stress ?

            Le stress est généralement provoqué par la peur ou l'appréhension et peut se manifester de multiples façons d'un individu à l'autre . Il peut-être dû à des pressions dans son milieu professionnel ou  familial…

            Parfois, on peut parler de stress du à un  traumatisme psychique : à la suite d'un événement trop stressant, la victime est exposée à un stress aigüe. Le risque le plus grave après un traumatisme est de sombrer dans l'apathie: ne plus rien ressentir, perdre tout réflexe de survie, évoluer dans une bulle, en dehors de tout, être déconnecté de tout.

            Les personnes les plus susceptibles de vivre des traumatismes ou d'être exposées à un stress trop aigüe sont  les militaires. Le SSPT (Syndrome de stress post-traumatique) est un trouble anxieux sévère qui apparaît à la suite d'une expérience traumatisante comme un  événement pendant lequel l'intégrité physique (et/ou) psychologique de la victime (et/ou) de son entourage a été menacée (et/ou) touchée : par exemple, un accident grave, une mort violente, un viol, une agression, une maladie grave, une  guerre , un  attentat. Les capacités d'adaptation (comment faire face) du sujet sont débordées. La réaction immédiate est  une peur intense, un sentiment d'impuissance, un sentiment d'horreur.

Quelles sont les conséquences d'un stress ?

Le fait de ressentir du stress ou de l'angoisse par moment, bien que désagréable, reste parfaitement normal . Cependant il ne faut pas que cela ne se manifeste à des fréquences trop élevées ou trop régulières, au risque d’effets secondaires inhabituels ou démesurés aussi bien sur le plan physique, mental ou encore psychologique.

Le stress peut, à un degré trop élevé, entraîner des conséquences plus ou moins graves :

des maladies dites psychosomatiques:  eczéma, , insomnie, toc, boulimie, anorexie...
des conséquences physiques: problèmes hormonaux, tendinites, accumulation de fatigue, surtension, tremblements ou tiques nerveux...
des conséquences comportementales ou mentales : agressivité, sensibilité, saute d'humeur, vulnérabilité, manque de lucidité, dépression, schizophrénie …

Y a-t-il des gens plus aptes à être stressées ?

 Des personnes isolées socialement résistent moins bien que des gens ayant beaucoup de relations sociales. Mais la clé, la réponse à tout, se trouve dans l'enfance. On se forge en tant que personne durant l'enfance.  Une enfance malheureuse entraine souvent un manque de confiance en soi , une  vulnérabilité , de l' anxiété , du stress : des maladies psychosomatiques. Une enfance heureuse est une protection pour l'avenir . Quand on se sent aimé on a plus de confiance en soi et moins de stress.

Conseils

Seuls les idiots,  les gens sans responsabilités, les personnes pas autonomes n'ont pas peur et ne sont pas stressés, car la peur est un réflexe de survie. Pour éviter d'avoir peur et d'être stressé , on peut apprendre  à dominer ses peurs !

 

CHARLOT Garance, MOMNI Nawel, ROQUES Manon, FLEITH Mona, KATIYO Mahalia, BUFFELARD Maëllys