Les lycéens fêtent la Science

Quatre ateliers étaient organisés pour découvrir cet ensemble : la salle des opérations, une initiation à l’exploitation d’images, une présentation des outils et recherches et un jeu de positionnement dans l’espace « Géocaching ».

 

La maison de la télédétection existe depuis 1994 à Agropolis. Elle rassemble des équipes de nombreux organismes de recherches, notamment le CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), l’IRD (Institut de recherche pour le développement) et l’IRSTEA (Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture). Depuis 2014, une antenne relais d’échanges d’informations avec les satellites est présente sur le site et permet une commande et une réception d’image selon les besoins des équipes.                            

 

Laissons les élèves nous raconter leur après-midi dans la salle des opérations.

 

"Nous avons visité cette salle de la maison de la télédétection. C’est l’endroit où l’on stocke les données images. Il y faisait très chaud ! On a pu voir les ordinateurs qui traitent les images et communiquent les commandes au satellite SPOT. Le satellite lorsqu’il passe au-dessus du centre envoie les « images » à l’antenne qui sont ensuite décodées dans cette salle grâce à des équipements performants et très couteux. Ils sont totalement dépendants des ordinateurs. Il y a un site internet pour télécharger les images , ce sont des images dont l'accès estlibre de droit.                                                                          

Jade, Fatima, Emma, Jade, Jenna, Khadija

En savoir plus sur le site : http://ids.equipex-geosud.fr/fr/web/guest/accueil

 

S’initier à l’exploitation d’images satellites

 

Nous avons été initiés au traitement d’images par SIG (système d’information géographique).  Nous nous sommes connectés aux ordinateurs et nous avons ouvert un logiciel C-GIS et avons chargé une image satellite de la région. Nous l’avons changée de couleurs avec des manipulations qu’on ne comprenait pas vraiment : on nous demandait d’entrer des formules pour mettre en valeur certaines zones de l’image. Apparemment c’était pour  nous montrer  comment traiter une image. Nous étions un peu perdus à mettre plusieurs couleurs les unes sur les autres. Nous avons trouvé les formules assez complexes à rentrer. Quand on zoomait sur la photo, les pixels apparaissaient rapidement : le satellite prend de larges zones dans un seul pixel.      Enéa, Louise ; Yasmin, François-Xavier, Inès, Lily, Axel

 

Présentation des outils de recherche

 

Nous avons pu rencontrer des chercheurs qui nous ont présenté leurs travaux en lien avec le suivi par satellite. Les études sont par exemple sur le réchauffement climatique en Afrique, l’évolution de l’urbanisation en France. Des cartes en 3D de paysages sont construites pour illustrer ce travail. Ces cartes 3D présentent un relief qui apparaît avec des lunettes 3d (un œil avec un filtre bleu, l’autre avec un filtre rouge), les photos sont prises avec un léger décalage dans l’espace.  Un drone, servant à la prise de ces photographies nous a été montré, il peut aller jusqu’à 150 mètres de hauteur mais il couvre un petit espace (quelques dizaines de mètres carrés) et n’est autonome que sur de courtes distances, il ne peut donc être utilisée que sur des petites zones, il a une très grande résolution puisqu’on peut voir une pièce de 2€ posée au sol. Les satellites peuvent permettre de voir des espaces plus grands mais moins de détails (tout objet au moins gros d’une dizaine de mètres) et ainsi voir des évolutions dans les temps car ils  peuvent prendre des photos tous les cinq jours. Cela permet d’observer des phénomènes naturels, les catastrophes naturelles et les différences de terrains tout au long du phénomène observé. En plus des photographies prises dans el « visibles, ces appareils peuvent recevoir une caméra thermique ou infrarouge. On nous a montré son utilisation pour des photos de laves.. Les laves à la sortie des volcans ont à plus de 1000 degrés et personne ne peut rester longtemps (quelques secondes) proche. Si on reste trop longtemps près de la lave on est déshydraté. Pour voir son fonctionnement, un de nous est passé devant cette caméra et on a pu voir les points chauds ou froids. Quand celui qui est près de la caméra touche de la glace avec les mains ses mains deviennent froides et la caméra voyait bien les différentes températures du corps. Nous avons également pu observer des pierres volcaniques (explosif et effusif) que nous avons pu voir sous différentes éclairages (polarisée ou non).

Naoé, Elora, Juliette, Clara, Rémy, Mathis, Julia, Lorine

 

Géocaching

 

L’atelier Géocoaching était une chasse au trésor en équipes de 4 ou 5. Le but était de résoudre 4 énigmes. Ces énigmes débouchaient à une lettre à chaque fois.  Les énigmes étaient :

1 – Sur carte, relier 3 points représentés par les bâtiments principaux du site, tracer les médianes de ce triangle et aller au point d’intersection pour récupérer une lettre.

2 –Se rendre au pied d’un chêne et résoudre une énigme d’un vers de poésie pour trouver une pierre avec la deuxième lettre.

3 -  Retrouver deux codes cachés. Ces codes étaient des coordonnées géographiques puis rejoindre le lieu pour récupérer la troisième lettre.

4 - Se rendre en un lieu précis, faire 9 mètres tout droit puis 5 mètres à droite pour trouver la quatrième lettre.

Une fois les 4 énigmes résolues et les lettres trouvées : S – P – O – T, elles formaient  le mot SPOT, le nom du satellite utilisé majoritairement par la maison de la Télédétection. A la fin de la chasse au trésor nous avons reçu un sac avec  un style, une clé USB et une carte postale.

Mendi, Enzo, Halima, Lola, Elia, Léa

 

Nous remercions Colette FATOU, Véronique ROUSSEAU et Muriel TAPIAU organisatrices de la journée, ainsi que Jérôme Levé (Irstea – UMR TETIS), Thibault Catry (IRD – UMR Espace-DEV), Dimitri Defrance (IRD – UMR Espace-DEV), Loïc Lozac’h (Irstea – UMR TETIS) pour leurs interventions.

Photographies des ateliers ; 

 

Relecture et mise en page, P.FABRE, enseignant de SVT.